Marie Curie

La vie n’est pas facile, et alors ?

Lettres d’une femme de génie et de combat

  Relié avec jaquette convertible en enveloppe
  novembre 2021
  64 pages     € 7,95
  isbn 9788831312790
  Lettres choisies et présentées par Massimiliano Borelli
  Traduction des apparats Delphine Ménage
« La vie n’est facile pour aucun de nous. Mais quoi, il faut avoir de la persévérance, et surtout de la confiance en soi. Il faut croire que l’on est doué pour quelque chose, et que, cette chose, il faut l’atteindre coûte que coûte. »
Marie Curie

Marie Curie est de ces ovnis dont la vie et la vocation ont marqué l’Histoire. Dans une France patriarcale traversée par des courants nationalistes et racistes au lendemain de la guerre avec la Prusse, elle sut, malgré les préjugés et les obstacles, tracer son parcours de chercheuse de génie grâce à ses découvertes scientifiques et à son engagement, imprimant un tournant décisif sur son époque et celle à venir. Cette sélection de lettres rend compte de son destin hors normes et exemplaire.

Physicienne et chimiste d’origine polonaise naturalisée française à l’aube du XXe siècle, Marie Curie (1867-1934) est une icône du progrès scientifique, dont les découvertes eurent une influence capitale sur la recherche. Diplômée en physique et en mathématiques, experte en radioactivité, professeure à la Sorbonne et deux fois prix Nobel, cette femme exceptionnelle traversa son temps avec son intelligence lumineuse et sa paisible ténacité.

Extrait • Discours de Marie Curie lors d’un congrès de la Commission sur l’« avenir de la culture » à Madrid, 1934

Avant que la maladie dont elle souffre depuis des décennies s’aggrave et ait raison d’elle le 4 juillet 1934, au sanatorium de Passy, Marie Curie a le temps de prononcer de splendides paroles sur la beauté de l’aventure scientifique lors d’un congrès de la Commission sur l’« avenir de la culture » à Madrid.

Je suis de ceux qui pensent que la Science est d’une grande beauté. Un scientifique dans son laboratoire n’est pas seulement un technicien : c’est aussi un enfant placé en face des phénomènes naturels qui l’impressionnent comme un conte de fées. Nous ne devons pas laisser croire que tout progrès scientifique se réduit à des mécanismes, des machines, des engrenages, qui, d’ailleurs, ont aussi leur beauté propre. Je ne crois pas non plus que, dans notre monde, l’esprit d’aventure risque de disparaître. Si je vois autour de moi quelque chose de vital, c’est précisément cet esprit d’aventure qui paraît indéracinable et s’apparente à la curiosité. Sans la curiosité de l’esprit, que serions-nous ? Telle est bien la beauté et la noblesse de la science : désir sans fin de repousser les frontières du savoir, de traquer les secrets de la matière et de la vie sans idée préconçue des conséquences éventuelles.

Les autres livres de la collection